© Copyright acreck-endlotanestudio


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Il devient ensuite professeur en sciences appliquées  et développement social à l’université de Hambourg.

Mais le virus de l’Afrique l’ayant piqué à jamais, en 1976 il décide de vendre la maison familiale, il passe son permis bateau et achète un ancien chalutier qu’il transforme en un magnifique voilier.

Il convainc sa femme de partir sur les océans avec sa famille qui s’est agrandi puisque deux nouveaux enfants ont vus le jour entre l’Afrique et l’Allemagne.

Le voyage durera plus d’un an ou la famille apprendra les lois de la proximité.

Alors que le capitaine règne sur le navire, les deux plus grands enfants, Michael et Christoph alors âgés de 17 et 19 ans ainsi que Bernard 13 ans et la petite Marie-Anna qui n’a que 12 ans, sont les marins et participent tous activement à la vie sur le navire et à la navigation.


Le voyage prendra fin en 1977 près de Durban en Afrique du sud, non loin de la frontière du Swaziland ou A.C. Reck décida d’installer son atelier.


L’Afrique du sud étant en plein apartheid, il passa beaucoup de temps dans les Township de Johanesbourg.  Celui-ci se sentant très proche des peuples noirs qui avait une relation avec les éléments très entrain avec sa notion de vision  de la vie et de son art, il opta pour le Swaziland qui était un pays indépendant et ou les traditions indigènes pouvaient s’exprimer librement.


Il crée alors à Ezulwini son premier atelier qu’il nomme Pumalanga ( levé de soleil) qui deviendra par la suite Endlotane Studios.



Conjointement avec ses créations, Il décide avec sa femme Maria-Louise de créer des tapisseries en laine de mohair  dont il dessine les motifs, alliant art et tapisserie.


La vente de ces créations rencontrant un vif succès, il embauche des femmes Swazies pour tissser et sa femme experte en tissage, les forment et leur apprend le métier. Au final, près de 40 tisseuses participeront à l’entreprise et le succès sera au rendez-vous puisque alors que certaines trônerons dans des ambassades, ou encore à l’aéroport de Tampa en Floride, une exposition sera organisée au états-unis en Virginie.


Les Reck décident d’emmener les 40 tisseuses avec eux afin de les féliciter pour leur travail et ainsi donc, c’est toute l’entreprise familiale qui se rend à l’exposition.


Ce que n’avaient pas prévu les Reck, c’est que ce voyage vers le nouveau monde allait provoquer chez les Swazies un véritable bouleversement dans leurs vie et que suite au succès de l’exposition, les médias Américains traiteraient A.C.Reck de tortionnaire blanc et assimileraient l’entreprise à l’apartheid en vigueur dans le pays voisin.


Les mouvements noirs se mêlant également de l’affaire, ils influencèrent les tisseuses et les convaincs de quitter le méchant homme blanc, de surcroît Allemand et de créer leur propre entreprise.


Finalement, les Reck furent ruiné, les tisseuses ayant dépensé sans compter, elles quittèrent l’entreprise en laissant derrière eux des dettes importantes.


Malgré tout, les Reck retournèrent au Swaziland et continuèrent à créer des tapisseries et bien sure A.C.Reck à peindre.


En 2000, le peintre âgé de 78 ans due rentrer en Allemagne pour y subir une opération du genou. La rééducation demandant des soins importants, il fut contraint de prendre un appartement à Hambourg et décida alors d’y ouvrir un nouveau studio.


Ce retour dans son pays natale fut pour l’artiste une épreuve compliquée à vivre, tant sur le point émotionnel que financier.


En effet, l’artiste ayant quitté l’Allemagne des dizaines d’années au par avant, la dure réalité du capitalisme Européen  et du monde de l’art  Allemand ne jouera pas en faveur du peintre qui ne fut pas vraiment compris par les critiques.


Manquant de moyens financiers, il ne pu retourner au Swaziland jusqu’à aujourd’hui et c’est à Hambourg qu’il vit et travail chaque jours dans son atelier en rêvant de fouler à nouveau le sol Africain.



Heureusement, Aujourd’hui celui-ci recommence à faire de nombreuses expositions à travers l’Allemagne et la Pologne ou son art est enfin reconnu à sa juste valeur et ou les mêmes critiques le compare à présent à un Picasso Germanique.



  Il a récemment exposé en Pologne son pays d’origine ou il est perçu comme l’enfant prodige de retour au pays. « voir l’expo »



Laurent Gaillard,

BIOGRAPHIE (suite)